le McFly de la semaine



Philly’s Most Wanted, un duo formé de Mr Man et Boo-Bonic, sort « Get Down or Lay Down » à l’été 2001, un mois avant le 911. L’album est produit en grande partie par les Neptunes, en pleine ascension à cette période avec l’album de Kelis, celui des N*E*R*D (les deux lascars en groupe rock/pop incendiaire) et les singles de Noreaga, Mystikal, Fabolous ou Jay-Z au top.

C’était un peu le test « rap dur » pour les Tunes, arriveraient-ils à produire un album entier ? La maquette des Clipse trainait toujours de studios en maisons de disques mais le son ne trouvait pas preneur, trop en avance sur son temps sûrement alors qu’on sortait tout juste de la Shiny Suits Era. Résultat, on trouve sur « Get Down or Lay Down » les prémisses de ce qui fera le succès du côté grimy, rue mais dansant des Neptunes sur un long format. Un bon laboratoire pour les frères Thornton, la formule drogue étant mélangée à la vérité lourde de Philadelphie, une grande patrie du rap remise au goût du jour en ce début des 2000 avec la dynastie du ROC.

Ça sonne souvent bien, notamment ce single « Cross the border » dont un remix invitera justement les Clipse et aussi ce « Sucka’s », véritable empreinte du style des Tunes. L’album fera un flop commercial, écrasant face aux succès de l’album de Kelis et de leur groupe N*E*R*D. Les deux petits de Philly sortiront un second opus sans les Neptunes, sans Atlantic, sans les auditeurs aussi. Reste le son en pleine expansion de deux génies producteurs qui, après avoir envahit le RnB / New Jack, inonde le rap de la rue. La genèse d’une génération. Celle des années 2000. Ça brille mais ça rappe. Apprécie !

12 septembre 2011 - le McFly de la semaine, lecaptainnemo, videos





J’ai fait du tri dans mes vieux disques, je me baladais en chantant La La La et là, j’ai croisé un disque d’Extra Prolific sorti en 1994. Extra Pro est un duo proche des Hieroglyphics, le fameux crew de Del, Casual et Souls of Mischief. L’album sort en plein âge d’or de l’équipe et ça se sent, les prods sont parfaites et le MC au poil. Malheureusement le succès n’a pas été au rendez vous et le groupe a fini dans les limbes du rap inconnu de qualité. Hop je place le clip, un classique dans les bois avec grosse ligne de basse et la dose de spiritualité qu’il faut. Enjoy !

8 mai 2011 - le McFly de la semaine





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Je suis retombé sur cette compile Adrenaline Rush 2000 de Twista avec plein de bons trucs de l’époque, mélange de classiques et d’inédits plus ou moins officiel. Parmi ceux là, un track avec UGK, super smooth, qui est en fait une version alternative du track ‘I’sa Playa’ signé Pimp C avec Z-Ro et Bun B sans le refrain de Z-Ro. Donc pouf pouf, je recherche et finalement je tombe sur cette version, mix des deux qui atterrira sur Sweet James Jones Stories en 2005. Rien ne se perd, rien ne se crée… Bon on s’en fout de mon petit cheminement là mais en vrai, ça faisait trop longtemps que j’avais pas balancé un bon Pimp C dans les oreilles, du bon son de Houston laid back. De plus, je me devais de mettre un bon Twista des familles, dans sa meilleure inspiration. C’est maintenant chose faite. Enjoy !

18 janvier 2011 - le McFly de la semaine





Retour des McFly. Cette fois-ci, petit focus sur les meilleurs posse cuts du label de Puff Daddy qui sort ces jours-ci son nouvel album, plutôt pop, plutôt réussi. De 94 à 2002, un paquet de rappeurs, une tripotée de killer en tout genre sur des beats électriques, des airs que l’on fredonne encore et pour toujours. Rest In Peace Notorious B.I.G.

LE posse cut de Bad Boy, celui qui éclipsera Craig Mack pour toujours derrière la silhouette imposante de Biggie. Tout le monde est en forme, Busta prend ses marques avant de devenir le feat habituel de ce genre de posse cut. Craig fait ce qu’il peut, plutôt bien, Rampage empile, LL Cool J est sur la fin mais fait le taf tranquille. Et le clip deviendra une référence, noir et blanc classieux avec tout plein d’apparitions. Le classique indétrônable.

Réponse directe du précédent, 8 ans après. Intro reliftée, même concept, même style, dépouillé, précis. Après le second couteau Craig Mack, voici le second couteau G-Dep qui finira lui aussi dans les limbes. Tony Starks débute en fanfare, Keith Murray fait le taf et justement Craig Mack en clin d’oeil, sorti tout droit de nulle part. Une suite réussie, on n’a même pas eu le droit à un couplet posthume de Biggie.

Le hit parfait, catchy, Black Rob pour la street, Mark Curry pour la nouveauté et la vidéo grandiloquente avec même un cameo de Ben Stiller. Puff Daddy devient finalement la star de son Bad Boy, maintenant que Biggie n’est plus de ce monde. Incluse la fameuse ligne : ‘Don’t worry if I write rhymes, I write checks’. Long balls Puffy.

Clip culte, en rotation lourde à sa sortie. Là c’est la deuxième génération de Bad Boy, l’après-Biggie, The L.O.X, Lil Kim… Un beat épileptique, du style, pas de Ma$e, juste des kickeurs. Le symbole même de l’omniprésence de Bad Boy avant 2000.

14 décembre 2010 - le McFly de la semaine, lecaptainnemo





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Deux parmi les meilleurs. Les plus gros PIMP de l’histoire du rap. Oakland-Port Arthur. La connexion extrême. Le swag à son meilleur, nonchalance efficace. Extrait de la compile « Nationwide : Independant Day » de $horty sortie en 1998, ce track dure plus de 7 minutes. Pas de format, pas de figures imposées, juste de la ride, une soirée à boire, fumer et trainer avec des chattes. Du pur bonheur, on aimerait que le track ne s’arrête jamais. Donc verse une liqueur et enjoy moi ça comme il faut !

*** RIP PIMP C ***

9 septembre 2010 - le McFly de la semaine





Sûrement un des MCs les plus marquants de son temps, véritable artificier lyrical de l’explosion N.W.A au côté d’Ice Cube. A ranger à côté des Rakim comme véritable source d’un rap nouveau, celui de la fin des 80′s. Son accident malheureux ne lui permettra pas d’avoir les honneurs dues, sa carrière solo finissant un peu en queue de poisson. C’est pourtant lui qui avait poussé Dre à quitter Eazy, Suge Knight étant son garde du corps. Death Row a été, The D.O.C n’a pas été payé. Depuis il est souvent cité comme influence principale, toujours dans une relation amour/haine avec le Docteur mais a plus ou moins disparu des radars. Histoire de se remettre dans l’ambicance, voici les trois clips de son premier album classique, « No one can do it better », âge d’or de Ruthless Records. Enjoy !

11 août 2010 - le McFly de la semaine





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Suga Free est vraiment un MC à part dans le paysage de l’ouest américain. A l’instar d’un E-40, son flow atypique, sa façon particulière d’accélérer, de prendre des voix improbables ou de placer des références à des cartoons de toute sorte en font vraiment un ovni. Mais ce qui caractérise réellement Suga Free, c’est le Pimp. Il explique souvent qu’il ne se considère par comme un rappeur mais juste comme un pimp qui fait de la musique. Et la musique est bonne. En 1997, il sort « Street Gospel » avec son mentor DJ Quik qui assure une production de haute tenue sur quasiment la totalité de l’album. La clique de Quik est alors en état de grâce après le classique « Safe + Sound » et les albums de 2nd II None, Hi-C ou ses collabs avec 2pac. Et « Street Gospel » ne déroge pas à cette règle, très bonne production, originalité, hits en puissance et pimpology à tous les étages. J’ai choisi le track le plus smooth, celui qui te colle les poumons et te rappelle les mini jupes que t’as croisé dans la journée. Enjoy !

27 avril 2010 - le McFly de la semaine





sleepy

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Organized Noize. Rien qu’avec ce nom marqué sur l’arrière d’un disque, en tout petit dans les crédits de production, on sait qu’on va passer un bon moment. Outkast, Goodie Mob et toute la Dungeon Family, tellement de soul, de rythme, de puissance sexuelle. Là on est en 1998, année d’Aquemini et Still Standing, une année très prolifique pour le trio de production. Sleepy Brown, un des trois, réalise son premier album solo après une excursion groupe avec le déjà très bon « Brainchild » de Society of Soul en 1995. « The Vinyl Room » est un album concept entre BO de film blaxploitation et album neo-soul-funk. Influencé par Curtis Mayfield ou Isaac Hayes, Sleepy Brown y place des tracks aériens, enveloppés de fumée comme dans l’arrière salle d’un vieux club de jazz d’Atlanta. Les structures sont explosées, sans réel début ou fin, juste des ballades soul ou gimmicks funk puissants qui s’arrête lorsque les doigts font mal ou que la voix casse. Une échappée de studio qui respire bon la musique et des multiples influences de Sleepy Brown et ses collègues. Une bouffée d’air enfumé dont ‘Still Smokin’ est parmi les plus poisseuse. ENJOY !

1 avril 2010 - le McFly de la semaine





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En 1997, 8ball & MJG font un petit break pour sortir chacun leur album solo. Grosse réussite des deux côtés. Ce titre ferme le très bon « No Glory » de MJG. Poisseux, entraînant avec un refrain parfait, le duo se retrouve pour un titre et fait encore merveille. Le reste de l’album est vraiment à la hauteur, dans une ambiance assez proche du son Dungeon Family de l’époque. De la haute voltige rapologique, ENJOY !

5 mars 2010 - le McFly de la semaine





tooshort

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Retour des McFly, des petites escapades dans le passé, histoire de se mettre bien. Là on est en 1999, Too $hort avait plus ou moins arrêté le rap après son dixième album en 1996, il est de retour. L’album s’appelle « Can’t stay away », genre « je ne peux pas rester en dehors de ça ». S’il y a bien un trait caractéristique de Shorty the Pimp, c’est ce besoin d’être toujours là à rapper, à parler de bitches, de rue, de filles faciles, de culs et aussi… de bitches. Alors que ces débuts datent du milieu des années 80, Too $hort doit être un record de longévité, sortant des albums encore pertinents dans les années 2000 avec les mouvements Crunk et Hyphy. Too $hort est une légende et quand il ouvre son album du retour avec un titre « Don’t Stop Rappin », hommage à un de ses tous premiers tracks, il invite deux autres légendes : 8ball & MJG. Les deux vétérans de Memphis ont pas mal de points en commun avec $horty, déjà en terme de longévité mais aussi de persévérance et de qualité. C’est la même génération d’acharnés, proche de leur musique, qui ne trahiront jamais leur style de vie. Et on obtient un petit bijou funky, bien live comme on aime avec des couplets introspectifs revenant sur les débuts de chacun, les visions et l’ambiance des 80′s. Un track smooth de qualité, qui rappelle le meilleur de Suave House à cette époque, parfait pour entamer le printemps qui s’annonce. Enjoy !

24 février 2010 - le McFly de la semaine





younglay


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Cette semaine, on retourne faire un tour dans la Bay. 1995. En pleine montée 2pacienne, la scène locale, de Shock-G à E-40, a le vent en poupe. Tupac apparait un peu partout, réalise même des clips et met en avant des jeunes gangsters qui en veulent. Young Lay fait parti de ceux là. Signé sur le label de Mac Dre, il apparait sur la BO de New Jersey Drive aux côtés de ses comparses Ray Luv et Mac Mall. Le titre fonctionne, il sort son album un an après, « Black n Dangerous », entièrement produit par Ferg et Khayree. ‘On da dick’ en est tiré. Un track sans concession, juste la bay de l’époque qui enchaînait les classiques.

A côté de ça, Young Lay est connu pour avoir des galères. Mais ce qu’on appelle des vraies merdes quoi. En 1995, arrêté à un feu rouge en pleine rue, il se fait tiré dessus. Une balle dans la tête. Il s’en sort après quelques jours de coma mais avec quelques dommages au cerveau, lui obligeant à réapprendre à parler. Il sort tout de même ce premier album mais en mai 1996, des gangsters débarquent chez la grand mère de sa petite amie. Ils foutent le feu à la baraque, tue sa petite amie et kidnappe son fils, tout nouveau né. On le retrouvera 6 ans plus tard, en apprenant que les gangsters étaient en fait deux filles, âgées de 16 ans au moment des faits. La jalousie serait le mobile. Tout ça, c’est déjà super moche. Mais il enchaîne, s’enfonce dans pas mal de merdes et finit par prendre 12 ans de prison en 1999 pour attaque à main armée. Un vrai O.G. « Black n Dangerous » reste son classique, symbole d’une époque de gangstérisme aigüe.
ENJOY !


Young Lay x Ray Luv x Mac Mall – All about my $Fetti

28 janvier 2010 - le McFly de la semaine





davidb

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En découvrant quelques détails un peu déconcertants sur la collab David Banner – 9th Wonder
, j’ai repensé au Mississippi du début 2000. Le premier album de Banner est un mélange de titres tirés de « Grey Skies », seul opus des Crooked Lettaz (Banner + Kamikaze) sorti un an plus tôt et de quelques inédits bien bordéliques. ‘Firewater’ avec Nore était alors une bombe et le reste de ces country rap tunes étaient vraiment au poil. Et parmi le meilleur de tout ça, il y avait ce track avec Devin The Dude, ‘Living’. Le son parfait, tellement ça sent le bayou ! ENJOY.

20 janvier 2010 - le McFly de la semaine





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Parmi les légendes les moins reconnues alors qu’elles sont pourtant toujours actives et pertinentes, E-40 est sûrement Numero Uno. Accompagné de son flow élastique complètement inimitable, le Forty traverse le temps avec classe. Pour le McFly de la semaine, j’ai un peu choisi la Dream Team. Un track avec les Clipse, c’est carrément un exploit vu le nombre de featurings qu’ils ont au compteur. En pleine montée de ‘Grindin’, les deux frangins sont alors au top de la vague. Mais on ne s’arrête pas là puisque pour le remix officiel se pointe une autre légende californienne, le chevelu DJ Quik et ses instrumentations dépouillées du début des années 2000. Et là on tient notre pépite, un moment rare où trois entités se retrouvent UNE fois ensemble. Quitte à tout mettre à l’envers, Malice commence le track. Le chien aboye, la trompette est comme prise dans une crise de folie, le beat est hypnotique, quasi tribal, E-40 déborde de créativité et Pusha T enfonce le clou. Le meilleur du minimalisme de cette époque, la quintessence de trois univers qui se rencontre. C’était vachement bien 2003. Enjoy !

13 janvier 2010 - le McFly de la semaine





redman1_normal

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Ok nouvelle rubrique, tous les mercredis, je dépoussière un vieux morceau, un son qu’on a saigné ou que je viens de redécouvrir. C’est comme les morceaux du jour mais en moins actuel parce que la musique, c’était bien avant aussi. Pour commencer, revenons sur l’homme rouge dans sa meilleure époque un peu avant et juste après « Muddy Waters ». A cet instant, Erick Sermon est au top, sa basse est dévastatrice, le rythme est dingue, funky crade à la mort, ruff n tuff sans prise de tête. ‘Funkorama’ est un bon symbole de ce son. Extrait de l’excellente compile « Insomnia » sortie en 1996, a peu près en même temps que « Muddy Waters », ce titre transpire la symbiose extrême qui régnait entre le Green Eye Bandit et le Redman. Un flow de fou, un style parfois clownesque complètement maitrisé entre humour potache et rap straight. Devenu la référence du « Son Hip Hop » pour une génération entière surtout pour son travail avec Method Man, on revient toujours dans ses eaux troubles avec un plaisir non dissimulé. Donc Enjoy moi ça !

et en cadeau, l’excellent Double Green remix de et avec Erick Sermon qu’on pouvait trouver sur le 12″

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Pour ceux qui cherchent, le McFly, c’est pour Marty Mc Fly, Retour vers le futur, Doc Brown, Delorean, tout ça, tout ça.

6 janvier 2010 - le McFly de la semaine